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En pleno aislamiento, las plataformas de juego baten récords

Auteur Jean Collie

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Depuis que le gouvernement français a décrété le confinement pour freiner la propagation du coronavirus, des millions de personnes ont dû réinventer leur temps libre. Entre séries, jeux vidéo et réseaux sociaux, beaucoup ont fini par tester une autre forme de divertissement en plein essor le jeu en ligne. Et les données de l’Autorité Nationale de Régulation des Jeux en Ligne (Arjel) confirment que le phénomène a été bien plus important que prévu.

Intérieur français avec des personnes se divertissant en ligne pendant le confinement

Le poker en ligne devient le refuge inattendu

Le président de l’institution, Charles Coppolani, a expliqué dans une interview à franceinfo qu’un nombre croissant de citoyens s’était tourné vers les plateformes numériques, notamment vers le poker. La raison ? La suspension des compétitions sportives a mis en pause le monde des paris classiques et, de ce fait, les joueurs se sont dirigés vers ce qui restait accessible en pleine quarantaine.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes avant l’isolement, on comptait environ 300 000 comptes actifs sur les sites agréés. En quelques semaines, ce chiffre est monté à près d’un demi-million. Et l’augmentation ne s’est pas limitée au nombre d’utilisateurs. Les dépenses se sont également envolées d’environ cinq millions d’euros joués chaque semaine en temps normal, on est passé à plus de quinze millions en seulement sept jours.

Face à cette situation, l’Arjel a lancé un message d’alerte. Coppolani a appelé à la responsabilité et rappelé que le jeu devait avoir des limites claires se fixer un budget, respecter un temps de jeu raisonnable, alterner cette activité avec d’autres loisirs et accepter que la perte fasse partie de l’expérience. Selon lui, suivre ces règles est la clé pour éviter de perdre le contrôle.

Graphiques comparatifs de l’augmentation des comptes actifs et des dépenses en ligne

Le responsable de l’organisme a été encore plus catégorique les jeux d’argent ne constituent pas une source de revenus stable et personne ne peut dominer le hasard. « On ne gagne pas sa vie en jouant et on n’est pas plus fort que la chance », a-t-il souligné. Il a conclu avec un avertissement qui sonnait presque comme un conseil personnel : « Il ne faut pas chercher à se refaire après une mauvaise passe ; l’essentiel est de savoir s’arrêter. »

Le confinement a agi comme un accélérateur qui a bouleversé d’un coup les dynamiques du secteur du jeu. L’absence de paris sportifs a redirigé l’intérêt vers d’autres modalités numériques, révélant à quel point le marché en ligne peut croître lorsque les circonstances sociales changent. Cet épisode, bien que né d’une crise sanitaire, servira de précédent il obligera à renforcer la régulation, à intensifier les campagnes de jeu responsable et à accepter que l’avenir du gambling en France sera de plus en plus numérique.

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